Chine : un premier festival de musique depuis la pandémie

2020, une « annus horribilis » pour la Chine

Année 2020 mouvementée pour la Chine. Marquée par les manifestations à Hong-Kong, la médiatisation de la situation des Ouïgours et la pandémie de Covid-19, l’Empire du Milieu cherche aujourd’hui l’apaisement, ce à quoi espère contribuer ce premier festival de musique classique depuis le début de la pandémie.

Un festival pour symboliser la renaissance du pays

Le festival de musique classique est un événement mondialement connu. Crée en 2004, il accueille chaque année au mois d’août des milliers de spectateurs chinois et étrangers. Se déroulant à Pékin et dans les plus grandes salles de la Cité Interdite, les visiteurs ont la possibilité d’assister à des dizaines de représentations mettant à l’honneur opéra, jazz et musique classique. C’est donc tout un symbole que le maintien de cette session 2020 du festival de musique classique, événement culturel emblématique pour la Chine.

Rien n’a été laissé au hasard pour la programmation de cette édition. La Chine a fait appel à une pléthore d’artistes du Wuhan, un signe de reconnaissance manifeste pour une ville ayant payé le plus lourd tribut de la pandémie. Les morceaux choisis mettent aussi en avant cette volonté d’aller de l’avant, d’oublier les affres de la crise sanitaire. C’est le cas avec la symphonie de Zou Ye intitulée « Renaître de ces cendres ». Le chef d’orchestre expliquait vouloir « raconter l’histoire de cet événement historique que nous avons vécu et qui a changé le monde et la façon dont nous devrions faire face à la réalité et réfléchir sur nous-mêmes ». Une édition résolument introspective donc.

Une parenthèse enchantée

Le festival de la musique classique de Pékin est une bouffée d’oxygène pour le peuple chinois. Les musiciens et artistes, durement frappés par la crise, ont l’opportunité de se remettre au travail et de partager leurs créations avec des spectateurs qui pourront profiter des festivités jusqu’au 20 octobre 2020.